event (48K) Le 2-07-2010

Adresse à l’occasion de la proclamation de fin d’année 2009-2010 (02/07/10)

Chers parents, chers professeurs, chers élèves,

Nous clôturons, aujourd’hui, une nouvelle année scolaire. Nous nous retrouvons, comme d’habitude, pour cette cérémonie de proclamation, les uns dans une certaine anxiété ne sachant pas très bien ce qui les attend, d’autres dans la paix qui émane de la certitude d’avoir bien travaillé et, d’autres encore dans l’inquiétude qui résulte d’un travail moins convaincant.

Mais, cette année scolaire, a-t-elle été différente des précédentes ? Les conditions et le climat de travail ont-ils été meilleurs ? Pour les élèves, les enseignants et les parents, les conditions sociales leur ont-elles permis de fournir un travail plus régulier et de qualité ? Je vous laisse, à chacun, la latitude de donner une réponse.

Permettez-moi, tout de même, de vous remercier, vous tous, pour le travail fourni et les efforts consentis pour que cette année scolaire 2009 – 2010 puisse se dérouler et se terminer dans la satisfaction de tous. Nous pouvons en récolter les fruits, chacun à la mesure de son investissement et de son apport. Que ceux qui ont couronné l’année avec succès continuent d’avancer sur le chemin du progrès et de l’excellence. Et que ceux qui ont moins bien travaillé, se ressaisissent et redressent la barre pour mieux faire à l’avenir.

Chers finalistes,

Vous venez de terminer cette étape de votre formation et vous vous apprêtez à franchir un nouveau pas. Vous quittez la vie plus ou moins facile, réglée et encadrée de l’école pour vous lancer dans une aventure qui vous mettra à l’épreuve, qui mettra à l’épreuve votre caractère, vos convictions et j’ose même dire, votre dignité.

Déjà, à la fin des examens d’état et à la publication des résultats, nous voyons ce spectacle désolant des finalistes qui s’amusent comme des gosses à déchirer leurs uniformes ou qui se donnent à la boisson ou à se couvrir de farine ; triste récompense des médiocres.

Chers finalistes,

Vous êtes les finalistes du cinquantenaire. Avez-vous réfléchi à cela ? Avez-vous mesuré la responsabilité qui vous incombe ? Ce n’est pas en déchirant vos chemises et en vous donnant à la boisson que vous devenez plus adultes, plus mûrs, plus compétents.

Les festivités du cinquantenaire sont passées. Maintenant, il faut se réveiller et regarder la réalité et l’avenir en face. Quelles sont les valeurs, les convictions et les compétences que vous avez développées en vous pour affronter le défi du prochain cinquantenaire ? Dans cinquante ans, quelle société, quel pays allez-vous présenter à vos enfants, au monde ? Seront-ils différents de ceux d’aujourd’hui ?

Que cette année du cinquantenaire et en ce moment où vous terminez cette étape de votre formation, vous preniez l’engagement de combattre les antivaleurs et que vous lutiez contre le laisser aller, la médiocrité et tant de maux qui ont et continuent de miner et de détruire notre société et notre pays. Le temps des jérémiades, des lamentations et des faux fuyants est passé. A cinquante ans, nous devons avoir le courage et la dignité de nous prendre en main, de reconnaître nos torts et nous lancer résolument dans l’avenir. Ne restons pas fixés à nous complaire de beaux mots de notre hymne national, mais que chacun travaille sérieusement et honnêtement à construire un pays plus beau qu’avant.

Je vous souhaite bon courage et bonne chance et vous dis au-revoir.

Collège Boboto - Compagnie de Jésus